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Découvrez les différents financements possibles pour créer une entreprise

Vous souhaitez mettre en oeuvre un projet entrepreneurial qui vous tient à coeur ? Cependant, avant de vous lancer dans cette aventure, avez-vous bien étudié scrupuleusement vos besoins de financement pour démarrer votre activité ? Lors d’une création d’entreprise, il est vivement conseillé d’établir, au préalable, un plan de financement initial, afin de déterminer la valeur des capitaux nécessaires au démarrage de l’activité. À ce titre, il faut absolument prendre en compte le BFR (Besoin en Fonds de Roulement) pour couvrir la totalité des besoins de financement pendant le lancement de l’activité et les premiers mois d’exercice. Pour vous aider dans cette démarche, notre équipe d’experts vous explique en détail comment trouver des financements pour créer votre entreprise et assurer sa pérennité.
 

Créer une entreprise : bien évaluer les besoins de financement

Tout entrepreneur qui projette de créer une entreprise doit, en priorité, effectuer une étude rigoureuse des besoins de financement. En effet, une évaluation correcte des actifs financiers nécessaires permet, d’une part, de garder une trésorerie saine afin d’anticiper les dépenses conséquentes liées au démarrage de l’activité, et d’autre part, de donner plus de crédibilité à votre dossier en cas de recours à un financement extérieur.

De nombreux points sont à prendre en compte au sein de votre business plan et plus particulièrement au niveau du plan de financement initial. Voici une liste des principaux éléments à évaluer :

  • biens immobiliers (terrain, construction, local de production, local commercial, etc.) ;
  • biens mobiliers (véhicule, stocks, ordinateur, machines de production…) ;
  • dépôt de garantie ;
  • BFR, c’est-à-dire le besoin de trésorerie nécessaire pour anticiper les charges fixes (loyer, main d’oeuvre, électricité, etc.) et les charges variables (stocks, achats de marchandises…) des premiers mois d’activité. Voici la formule pour le calculer : BFR = Stock moyen HT (matières premières, produits, etc.) + créances clients - dettes fournisseurs. Bien évidemment pour établir le BFR initial, il faut se baser sur des chiffres “hypothétiques”. Afin d’être le plus proche possible de la réalité, il est conseillé de se baser sur les chiffres des entreprises de même taille et du même secteur d’activité.

Maintenant que vous savez quels éléments prendre en compte pour évaluer le besoin de financement afin de créer son entreprise, penchons nous sur les différentes catégories de sources de financement.
 

Comment financer une création d’entreprise ?

Le financement via les fonds propres

L’apport en capitaux propres est la méthode la plus pratique et la plus commune pour financer une création d’entreprise. La notion de fonds propres regroupe :

  • les capitaux provenant directement du créateur d’entreprise ou des associés ;
  • les capitaux liés aux bénéfices dégagés par l’entreprise. Ce cas de figure n’est évidemment valable qu’après démarrage de l’activité.

Les fonds propres pour financer une création d’entreprise peuvent être composés par :

  • un apport personnel via l’épargne des entrepreneurs ;
  • des aides publiques telles que l’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) accordée par Pôle emploi ;
  • des prêts d’honneur (prêt sans intérêt ni garanties) délivrés notamment par les organismes Initiative France et Réseau Entreprendre.

Les objectifs des capitaux propres sont :

  • d’anticiper et faire face aux dépenses liées au lancement de l’activité commerciale ;
  • de compléter voire dans certains cas se substituer au financement extérieur accordé par les organismes bancaires, en contribuant notamment au BFR ;
  • de solliciter un prêt auprès d’une banque, démarche quasi-impossible sans apport personnel.

Notez que ces capitaux sont directement rattachés au compte de la société, ce qui signifie que l’entrepreneur ne peut les récupérer qu’au moment de la cession d’entreprise ou des parts sociales.

Le financement via l’emprunt

Le recours à un emprunt bancaire pour financer une création d'entreprise s’avère parfois difficile. En effet, dans la plupart des cas, pour accorder un prêt, les banques exigent que plus ou moins 30 % des besoins financiers totaux soient composés par les fonds propres.

Nous allons voir que pour entreprendre en France, il existe d’autres procédés afin de de solliciter un prêt sans passer par les institutions bancaires classiques.

Les prêts non-bancaires

Organismes de microcrédit

Ils sont dédiés aux porteurs de petits projets ne présentant pas suffisamment de garanties pour obtenir un prêt bancaire.

 

Fonctionnant sur le même principe que les banques, ces organismes délivrent des prêts pouvant aller jusqu’à 10 000 €. En parallèle, l’entrepreneur peut bénéficier d’un accompagnement personnalisé dans le cadre de sa création d’entreprise.

 

Les plus connus sont l’Adie et la Caisse Solidaire.

Bpifrance

La Banque Publique d’Investissement a pour vocation d’aider les entreprises via un apport financier (prêts, bourses, fonds propres…) durant les principales étapes de développement de l’activité.  

La BPI bénéficie d’une grande force de réseau, grâce à l'implantation de nombreuses antennes régionales.

Crowdlending  

Le crowdlending est une source de financement participatif permettant aux créateurs d’entreprise de solliciter un emprunt directement auprès de particuliers.

Financeurs Solidaires

Ces organismes ne s’adressent qu’à un public bien spécifique :

  • les entrepreneurs dont l’emprunt bancaire ne recouvre pas l’ensemble des besoins de financement nécessaire pour créer l’entreprise ;

  • les entreprises dont l’activité est liée au secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS).

 

Les principaux financeurs solidaires sont :

  • la Nef ;

  • la Caisse Solidaire ;

  • Initiative France.

 


Le financement extérieur non-bancaire est constitué d’une levée de fonds auprès d’investisseurs privés ou parfois publics il peut s’agir de personnes ou d’institutions. Ce mode de financement permet à l’entreprise d’alimenter ses fonds propres en disposant davantage de liquidités nécessaires pour se développer ou même pour crédibiliser son dossier en vue d’un emprunt bancaire.

Le financement extérieur via la levée de fonds

En échange de la mise à disposition de leurs capitaux, les investisseurs obtiennent une participation au capital social, c’est pourquoi seules les sociétés (personnes morales) sont habilitées à adopter à ce mode de financement.

Il existe trois grandes catégories d’investisseurs concernés par la levée de fonds.
 

Particuliers

  • Participation des proches (amis, famille) ;

  • sociétés de capital-risque solidaire : en plus d’un apport financier, elles apportent un accompagnement personnalisé aux porteurs de projets (ex: Alter Equity, Esfin Gestion…).

Business Angels

Ces investisseurs se concentrent essentiellement sur les entreprises à fort potentiel de développement et sur les projets innovants. Leur rôle ne se limite pas seulement à la participation au capital, ils mettent également à disposition du porteur de projet, leurs compétences et leur réseau.

Fonds de capital risque

Les fonds de capital risque procède à une sélection pointilleuse des porteurs de projets. Ils investissent généralement des sommes conséquentes dans les entreprises innovantes à fort potentiel de croissance.

Il existe deux types de fonds :

  • publics : Bpifrance ou fonds d’investissements régionaux ;

  • privés.


Au-delà du financement extérieur via la levée de fonds, une autre source de financement est particulièrement populaire depuis quelques temps : le crowdfunding.

Le crowdfunding

Ces dix dernières années, les plateformes de financement participatif se sont multipliées sur le web. Ce type de financement extérieur, appelé également “crowdfunding”, est particulièrement plébiscité par les jeunes entrepreneurs et start-ups.

Le crowdfunding représente pour certaines entreprises une véritable alternative au financement par l’emprunt bancaire. En effet, tout porteur de projet qui souhaiterait démarrer une nouvelle activité peut désormais lancer une campagne de financement participatif en quelques clics, via des plateformes dédiées. En règle générale, le financement via crowdfunding prend la forme d’un don, d’un prêt voire dans certains cas, d’une entrée au capital.

Grâce à l’essor d’internet, les projets de création d’entreprise peuvent être ainsi vus par une audience très large, ce qui multiplie considérablement les chances de succès du financement du projet entrepreneurial. À ce titre, pour l’année 2017, les porteurs de projet qui ont lancé une campagne de financement participatif afin de créer une entreprise, ont réussi à récolter en moyenne 7745 €.

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