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Les aides financières à la création d’entreprise

Entreprendre en France est plutôt valorisé et mis en avant, c’est pourquoi différentes aides financières à la création d’entreprise ont été mises en place pour inciter les jeunes entrepreneurs et créateurs d’entreprise en devenir à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Ces aides peuvent prendre différentes formes et peuvent être fournies par des organismes publics ou privés. Elles ne sont pas accessibles à tous les porteurs de projets et toutes les situations, c’est pourquoi il est important que le futur chef d’entreprise se renseigne afin de savoir à quoi il a droit.
 

L’aide publique pour le financement de la création de votre entreprise

Il existe un grand nombre d’aides financières publiques à la création d’entreprise dont les repreneurs ou créateurs d’entreprise peuvent bénéficier selon leur situation. Les pouvoirs publics ont, en effet, créé les aides suivantes :

Le NACRE : le Nouvel Accompagnement pour la Création ou la Reprise d’Entreprise

Le NACRE est une compétence des régions qui permet à ses bénéficiaires de reprendre ou de créer une entreprise en étant accompagnés durant trois ans. Cette aide vous épaule lors du montage du projet de création (ou bien de sa reprise) et offre son aide à la structuration financière et au démarrage du projet. Il agit comme un prêt à taux zéro et s'étale sur 5 ans. Le montant varie entre 1 000 et 8 000 €.

Malheureusement, tout futur chef d’entreprise ne peut pas prétendre à l’aide publique à la création d’entreprise comme le NACRE, il faut être dans l’une des situations suivantes :

  • percevoir l’ARE ou l’ASP (respectivement l’Allocation d’aide au Retour d’Emploi et l’Allocation de Sécurisation Professionnelle) ;
  • être demandeur d’emploi non-indemnisé depuis 6 mois au cours des dix-huit derniers mois ;
  • percevoir l’Allocation de Solidarité Spécifique (ASS) ou le Revenu de Solidarité Active (RSA) ;
  • avoir entre 18 et 25 ans (29 ans en cas d’handicap) ;
  • percevoir la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) ;
  • être sans emploi titulaire d’un contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape) ;
  • être salarié ou bien licencié d’une entreprise en sauvegarde de justice, en redressement judiciaire ou encore en liquidation judiciaire ;
  • avoir moins de trente ans et ne pas remplir les conditions pour bénéficier de l’indemnisation chômage.

La demande NACRE est à réaliser auprès d’un organisme qui a passé une convention avec l’État et la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Cet organisme varie selon les régions.

L’ACRE : l’aide à la création et à la reprise de l’entreprise

À la base, pour bénéficier de l’ACCRE (nouvellement ACRE), il fallait obligatoirement être demandeur d’emploi comme son acronyme le suggère (Aide au chômeur créant ou reprenant une entreprise), à présent elle est ouverte à tout entrepreneur créant ou reprenant une entreprise à condition qu’il en exerce le contrôle effectif. Il ne faut cependant pas avoir bénéficié de l’ACCRE au cours des trois dernières années.

En quoi consiste l’ACRE ? Il s’agit d’une exonération partielle des charges sociales pendant un an, avec un accompagnement durant cette même période. Bénéficier de l’ACRE permet également de prétendre à d’autres aides financières à la création d’entreprise.

L’ARCE pour les demandeurs d’emploi

L’ARCE, qui est l’Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise, permet aux demandeurs d’emploi qui ont le droit à l’ARE (Allocation d’aide au Retour d’Emploi) de recevoir 45 % du reliquat de celle-ci s’ils décident de créer un projet d’entreprise. Pour ce faire, le demandeur d’emploi doit déclarer son projet à Pôle emploi et bénéficier de l’ACCRE. En cas d’arrêt de l’activité, il pourra retrouver ses droits aux allocations de chômage.

Le contrat d'appui au projet d'entreprise

Le CAPE, qui signifie “Contrat d'Appui au Projet d'Entreprise” permet aux créateurs ou repreneurs d’entreprise de bénéficier de l'accompagnement d’une association ou d’une entreprise.

L’entreprise ou l’association à laquelle vous serez lié s’engage à vous fournir des aides spécifiques, et ce, de manière continue. Elle pourra, par exemple, vous fournir des moyens financiers ou du matériel. Vous devrez de votre côté suivre un programme qui vous préparera à la création ou à la reprise d’une entreprise.

Toute personne physique porteuse de projet de création ou de reprise d’entreprise peut en bénéficier, sauf les salariés à temps plein. Il est possible également pour le dirigeant associé unique d’une EURL ou d’une SASU d’en faire la demande.

L’aide à la création d’entreprise innovante Bpifrance

Bpifrance est un organisme qui intervient pour soutenir des projets de croissance innovant, de projet à l’étranger, etc. C'est un organisme de garantie mais aussi un organisme de cofinancement qui intervient comme partenaire financier auprès des banques et permet d’offrir une aide financière à la création d’entreprise. Cette aide, plafonnée à 30 000 euros, permet de financer les travaux dits de préparation à la création : définition du projet, études de faisabilité, recherche de partenariat, etc. Cette aide est réservée aux personnes physiques uniquement pour des projets innovants.
 

Les aides financières privées pour créer votre entreprise

En plus des aides financières publiques à la création d’entreprise, il existe des aides privées pour soutenir les personnes ayant un projet de création d’entreprise.

Les prêts d’honneur

Les prêts d’honneur sont des emprunts à taux zéro qui permettent d’augmenter les fonds propres du projet et de financer le besoin de départ en fonds de roulement (BFR).

Ils sont délivrés généralement par deux réseaux nationaux après examination du dossier : Initiative France et le Réseau Entreprendre.

Pour prétendre à un prêt d’honneur, il faut passer par une commission de sélection et présenter un dossier avec de bonnes garanties de viabilité.

Les crédits solidaires et microcrédits

Il existe d’autres aides financières à la création d’entreprise pour les personnes ne pouvant pas obtenir de crédit auprès d’une banque.

L’Adie est la plus connue : il s’agit d’une association pour le droit à l’initiative économique, qui propose des financements professionnels jusqu’à 10 000 €. Ces financements sont accessibles à tout type d’activité (commerciale, artisanale, restauration, etc.) et à tout type de régime d’entreprise ou de statut (auto-entrepreneur, entreprise individuelle, EURL, SARL, etc.).

Vous pouvez également faire la demande auprès d’un réseau d’accompagnement social qui servira d’intermédiaire, il s’agit notamment des : régies de quartier, maisons pour l’emploi ou encore des CCAS (Centre Communal d’Actions Sociales).

Les concours pour la création d’entreprise

Participer à un concours pourrait donner un coup de main à votre projet entrepreneurial. En effet, en plus d’une dotation officielle, vous pourrez rencontrer des professionnels et ainsi élargir votre réseau. De plus, si vous gagnez ce concours, il y a généralement un joli montant à la clé.

Le crowdfunding

Le crowdfunding, ou financement participatif, est un mode de financement qui consiste à solliciter des fonds via une plateforme web qui est spécialisée dans le domaine. Les contributeurs intéressés peuvent verser une contribution au porteur de projet. Celui-ci doit d’abord faire une petite présentation de son projet et annoncer la somme qu’il aimerait récolter. Si celle-ci n’est pas atteinte, selon le type de financement participatif, les contributeurs récupèrent leur argent.

Toutes ces aides financières à la création d’entreprise permettent chaque année, à de nombreux chefs d’entreprise de réussir leur projet entrepreneurial. Ne négligeons pas de mentionner les services d'accompagnement qui promulguent d’importants conseils à la création d’entreprise.

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